Rencontres des représentants des professionnels de santé

Septembre - octobre 2019

Depuis le début de mon mandat, la santé est l'un des axes essentiels de mes préoccupations et de mon engagement.  Les difficultés que rencontre le secteur médical dans la globalité de ses activités sont diverses, variées et viennent de loin. Conscient des réelles difficultés liées à la santé, j'ai organisé et participé à différents  temps d'échanges. J'ai pu rencontrer ces derniers mois, de nombreux professionnels de santé (médecins, infirmières, aides-soignantes …), mais également les syndicats du secteur, des directeurs d'établissement : EHPAD, Association d'aide à domicile, les usagers,... 
 

Lundi 7 octobre.

 

J’ai été heureux de recevoir et d’échanger avec de jeunes professionnels qui font désormais rayonner l’excellence de la formation dans les plus grandes entreprises françaises mais aussi dans des PME et des ETI et dont j’ai pu mesurer l’attachement pour le Nord-Franche-Comté.

Lundi soir, j'ai reçu à ma permanence une délégation des personnels de l'Hôpital de Trévenans dont les représentantes de l'intersyndicale CFDT, CNI, une représentante du personnel et des infirmières du service des urgences. Nous avons évoqué les différents problèmes que rencontrent l'hôpital et le service des Urgences. Elles m'ont fait part de leur quotidien difficile et qui risque de s'aggraver avec l'approche de l'hiver mais aussi avec les difficultés sur l'hôpital de Mulhouse dont une partie des patients pourrait alors échouer à Trévenans, déjà bien saturé.
J'ai été très touché par la mise en mots de leur dévouement pour le bien-être des patients. Choisir d'embrasser cette profession n'est sûrement pas un concours de circonstances mais une vocation.
Cette crise qui touche tout le secteur de la santé : hôpital, EHPAD, soignants, médecins, patients et usagers, n'est pas née ces derniers jours, elle est bien l'héritage des politiques publiques menées par les gouvernements successifs de droite, comme de gauche.
Aujourd'hui, si nous avons bien tous en tête l'urgence climatique, la santé et l'accès à la santé doivent rester l'autre grande priorité de nos actions quelle que soit notre sensibilité politique. Gardons-nous de tirer sur l'ambulance, soyons constructif !!!
Pour moi, il est important que tous les échanges mis en place depuis ces longs mois avec les acteurs au sens large de la santé, puissent se traduire par des propositions concrètes que je ferai lors du rendez-vous avec le directeur de l'ARS, fixé le 21 octobre prochain, mais également lors de la prochaine loi de finances de la sécurité sociale.

Jeudi 4 octobre

 

Dans la continuité de mes rencontres avec les professionnels de la santé, j’étais cet après-midi avec deux sages-femmes libérales représentantes de l’ONSSF (Organisation Nationale Syndicale des Sages-Femmes) et une future maman.

Depuis leurs expériences complémentaires, elles ont pu présenter la richesse du métier de sage-femme, dont plusieurs activités qui sont encore parfois méconnues. Les sages-femmes sont en capacité par exemple de réaliser un suivi gynécologique pour les femmes de tout âge, et certaines d’entre elles peuvent réaliser des échographies et ainsi suivre les grossesses non pathologiques de A à Z.

Le Nord Franche-Comté bénéficie d’un réseau de 25 sages-femmes libérales qui assurent un accompagnement de qualité au plus proche du lieu de vie des patientes. Cet accompagnement se réalise en complémentarité avec les autres acteurs de la médecine libérale et des hôpitaux, qui accueillent, pour ces derniers, des sages-femmes salariées.

Nous avons évoqué ensuite les difficultés de la profession et les améliorations qui pourraient être trouvées pour faciliter l’exercice du métier. Dans ce cadre, j’apporterai prochainement des propositions lors de l'examen à venir du Projet de Loi sur la Sécurité Sociale (PLFSS).

Le 16 septembre dernier, j'ai rencontré à ma demande les représentantes de la CFDT à l'Hôpital de Trévenans pour échanger sur la situation des urgences et plus globalement sur celle de l'hôpital.  Ce même jour, je recevais à ma permanence, les représentants de la fédération nationale des associations de directeurs d'établissements et services pour personnes âgées. 
 
Tous ces acteurs, unanimement ont pointé dans la crise actuelle qui secoue le système de santé, un déficit d'attractivité pour les métiers de "soignant", notamment concernant les postes d'aides-soignantes. Un exemple très concret d'après la CFDT,  l'IFMS (institut de formation aux métiers de la Santé) qui vient de s'installer dans ses nouveaux locaux à Montbéliard n'a pas réussi à remplir la promotion à la rentrée. Il a été évoqué une trentaine de places vacantes. 
 
Le constat est sans appel, le métier d'aide-soignante n'attire plus mais cela est valable également pour les postes concernant l'aide à domicile. Ces métiers souffrent d'un véritable déficit des vocations, en cause un manque de valorisation du personnel, y compris salariale.   Déjà en juillet dernier, à l'invitation de l'association de l'APASAD, j'avais pu m'exprimer sur ce sujet. C'était suite à ma participation à l'action "VIS MA VIE" qui pointait toutes les contraintes du métier d'aide à domicile. Le problème du recrutement a également été évoqué, il devient récurrent et préoccupant.  

 
Or, ces métiers font partie d'une chaine en étant l'un des maillons obligatoire au bon fonctionnement des services, qu'il s'agisse des services hospitaliers, des services d'urgences, des  EHPAD mais aussi de l'aide à domicile. Que fera-t-on demain, si plus personne ne veut occuper ces postes ? 
 
Nous devons redonner à ces métiers toutes ses lettres de noblesse afin qu'ils retrouvent de l'attractivité. Comme pour l'apprentissage,  ces métiers doivent être mieux promus auprès des jeunes, mais aussi par la mise en place de formation qualifiante en direction des personnes non qualifiée ou en reconversion professionnelle, par la montée en compétences, un meilleur salaire, une reconsidération du temps nécessaire pour maintenir un lien de qualité avec les patients et usagers. 
 
Une demande de rendez-vous est en cours avec le directeur de l'ARS de Bourgogne Franche-Comté pour évoquer les moyens.  
 
Prochainement, nous aurons à débattre du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020, il devra nécessairement tenir compte des réalités du terrain.  

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